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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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The Emperor Machine est l'extension solo du producteur Andrew Meecham, activiste electro anglais dont les premières apparitions aux côtés de son groupe Bizarre Inc. ont secoué plus d'une nuit outre-Manche au cours des années 90. Nous l'avons rencontré alors qu'il donnait, à Paris, un prolongement live à ses impeccables séries de maxis.
La recette ne change pas sur ce "Holon" ce second volet après le fascinant "Stoa" : même atmosphère un peu clinique et conceptuelle, même système musical fascinant fondé sur la répétition et les modules.
Apres une constellation de maxis imprégnés d'une ambiance "Chien des Baskerville" sous acide, Padded Cell repart à la charge les crocs grands ouverts et l'écume aux lèvres avec "Night must fall", un album au groove démoniaque.
Entre la cover de "Sergeant Pepper" et un film de Méliès, "Mabused", nouvel album de Kim Fahy après quatorze ans d'absence (!), voit coïncider sa forme et son fond, en une fresque bariolée, rétrofuturiste, et extrêmement "peuplée".
Une chronique pour un doublée : Jeremy Jay, la vingtaine, qui sort son disque sur K Records, et "Sir" Turner Cody, beatnik new-yorkais lettré, séducteur charmant volubile et songwriter prolixe.
Disque mythique des sixties, "The Electric storm", du groupe-concept White Noise, est une expérience irréversible, un trip ultime, un poison psychédélique violent qui allait ouvrir des pistes musicales infinies pour les générations suivantes.
Intensité, pureté, spiritualité, beauté : "Rain on the window" est un très beau disque, à la hauteur du génie du saxophoniste John Surman qui compte sans aucun doute parmi les musiciens les plus créatifs et importants de notre époque.
A l'occasion de la sortie de Rolax Snax 1, entretien avec Komori, l'un des maillons fort mais caché d'une scène parisienne qui absorbe aussi bien des artistes cotés comme Dwayne Sodahberk ou Team Doyobi que des jeunes vétérans prometteurs comme Dj Seep ou Computer Truck.
"Hercules & love affair" et "Stayin in" nous jettent leurs paillettes disco dans les yeux, rendant difficile le fait de devoir trouver quelque mot à écrire sur ces deux excellents albums ; on essaye, en remuant la tête sans doute un peu trop.
Ca faisait presque cinq ans qu'on était sans nouvelles du projet principal de Markus Acher. Avec ses atmosphères grises et sa mélancolie insistance, The Devil, you + me figure pourtant un come-back en demie teinte après le succès flamboyant de "Neon golden", comme contaminé du doute de l'époque.
Le saxophoniste Raphaël Imbert a eu l'idée d'un album qui ferait se croiser Coltrane et Bach pour mettre en évidence des proximités cachées, avec la liturgie luthérienne pour fil directeur.
On le sait trop peu parce qu'ils ne sortent plus vraiment de disques, mais les Boredoms ne se sont pas évaporés dans l'espace-temps, et ont le coeur qui bat très fort depuis quelques temps. La preuve avec "Super Roots 9" et "Live at Sunflancisco".
Sur des accords électriques derviches, Sing Sing répète gravement en français des refrains obsessifs et borderline, histoires inquiétantes d'incestes, d'amis morts enterrés en secret, de combats de chiens menaçants. Entretien avec le groupe.
On le sait trop peu parce qu'ils ne sortent plus vraiment de disques, mais les Boredoms ne se sont pas évaporés dans l'espace-temps, et ont le coeur qui bat très fort depuis quelques temps. La preuve avec "Super Roots 9" et "Live at Sunflancisco".
Dix ans, quelques vieilles machines et un peu de poussière auront été nécessaires à Portishead pour livrer "Third". Bijou marécageux au sampling électrique, le nouveau disque du trio anglais est déjà un des disques de l'année.
On ne peut que se réjouir d'entendre à nouveau Mirabassi au niveau qu'il avait atteint dans ces précédents albums, "Terra furiosa" ayant par ailleurs toutes les qualités qui nous le rendent précieux et font les beaux disques.
Tout le monde a déjà écouté, tout le monde écoute encore "Oracular spectacular". Alors le journaliste écoute et entend Marc Bolan susurrer avec la plastique pupute des Raveonettes tous ses rêves de rock star : Claque, MGMT vient d'entrer dans sa vie.
"Rise above" confirme le meilleur espoir du rock indé américain. Entre funk blanc, folk folle et afro magique, les Dirty Projectors de David Longstreth nous donnent des visions. Où est le futur ? Le groupe était la semaine dernière en concert au Nouveau Casino.
Eyvind Kang appartient à cette lignée de musiciens inclassables et polymorphes, dont la formation classique n'est qu'un point de départ à partir duquel toutes les métamorphoses sont possible.
Chronic'art #47 en kiosque - débriefing Kill The Dj au Cabaret Sauvage Challenge au Nouveau Casino Arlt. au Zèbre de Belleville
[01.07.08]