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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Second film de la fratrie Elkabetz après "Prendre femme", "Les Sept jours", qui passe du huis clos conjugal à celui du deuil en famille, option film choral, vaut aussi comme deuxième volet d'une intéressante trilogie.
Vraiment, on est confus pour le film, pour le tandem Levy, pour les comédiens, tant on est sensible, au fond, à l'indéniable capital sympathie qui perce la nullité de ce très gentil navet.
Filmé avec des sabots, "Yvette, bon dieu !" se tient à la hauteur de ses personnages et a le mérite, dans son travail de complaisance discrète, d'épouser la temporalité de la ferme sans jamais instrumentaliser les acteurs.
Sortie d'un double DVD Georges Franju, dans la collection "Deux films de". Au programme : "Judex", remake du feuilleton muet policier de Louis Feuillade ("Fantômas"), et "Nuits rouges", version ciné d'un feuilleton TV en 8 épisodes.
"Made in Italy" est un film sur l'identité bigarrée, la réconciliation familiale, l'hommage au cinéma popu qu'on adore. Hélas, Stéphane Giusti n'en fait pas un film, mais un bout à bout d'intentions mammouthesques.
Le film d'Ari Folman est l'un des plus précieux de l'année, une oeuvre aussi étrange que pénétrante dont la première qualité est d'imposer en douceur un univers visuel qui lui est absolument propre.
Eric & Ramzy poursuivent dans leur veine, que "Steak" avait saignée jusqu'à les rendre exsangues : Eric continue son rôle génial d'enfant schizophrène, Ramzy s'acharne admirablement dans une sorte de flamboyance bancale.
Filon vraiment exploité depuis dix ans avec "L.A. confidential", la littérature de James Ellroy se porte bien à Hollywood. Assurance tout risque question rythme et noirceur, garantie absolue d'annexer la petite histoire au grand cauchemar américain.
Après le retour inespéré de Romero annoncé en grande pompe par "Le Territoire des morts" (2004), "Chroniques des morts-vivants" débarque de manière beaucoup plus anodine. Problème : le film arrive après "Redacted", "Cloverfield", "Rec" et compagnie...
Les Wachowski, qui avaient bousculé les codes du cinéma d'action avec la trilogie "Matrix", ont fait un beau film orphelin sans parents (le film ne peut que s'approcher au plus près du fantasme du dessin animé) ni enfants (difficile de s'imaginer ingurgiter pareille potion à la chaîne).
Les Apatow-movies se suivent et se ressemblent. Comme "Supergrave", "Sans Sarah rien ne va !" permet de mesurer combien la patte du petit maître Judd Apatow repose sur des éléments déjà bien intégrés par ses disciples.
"Eldorado" est un film cuit sur le barbecue d'une aire d'autoroute, entre routiers sympas et restau-grill vide. Sauf que là il y a peu d'autoroutes et davantage de départementales chouettement paysagées...
Si l'effroi et le grotesque priment désormais sur l'ampleur et la souveraineté du récit, "Phénomènes", qui porte tous les stigmates du film amoché et revenu d'entre les morts, chauffe à blanc le grand principe paranoïaque à l'oeuvre dans tous les films de Shyamalan.
Malgré ses bonnes idées et la singularité de son projet, le filmde Joachim Trier n'échappe pas à l'écueil de la caricature qui menace souvent la représentation de l'écrivain au cinéma.
"Les Hommes" est un long métrage, filmé en même temps que "Sur la terre", quand Ariane Michel participait à une expédition au Groenland sur un voilier dérivant parmi les glaces. C'est beau, bien sûr, calme aussi, et un peu inquiétant.
Minuscule et consciencieux, maladroit et attachant, le film de Mabrouk El Mechri séduit finalement par là où il inquiétait le plus, depuis ce double argument auquel, par principe, on devrait s'obliger à faire la sourde oreille : "JCVD" est un film sincère et "humain".
"48 heures par jour" est une comédie française tout ce qu'il y a de plus français. Des acteurs connus, un problème de société, une dose très contrôlée de drôlerie, une dose très contenue de méchanceté, etc. Et sinon c'est bien ?
Indestructible mais dégénérescent. Tel est le paradoxal état de santé de l'humour ZAZ qui s'agrippe chaque année au genre en vogue, tout en perdant un bras, une jambe, une dizaine de neurones, etc.
Film secret et miraculeux, le premier Roy Andersson (1969) ressort en salles. Esseulé dans l'oeuvre du cinéaste suédois, touché par la grâce, "A Swedish love story" rayonne de la lumière du Nord et de la liberté d'une autre époque.
"Ezra" n'est certes pas le premier film à traiter des enfants-soldats, mais son esthétique aux limites du documentaire et du film d'action change des habituelles fables romancées que charrie le sujet des conflits africains.
Autant "La Revanche d’une blonde" était un film résolu, très proche des comédies édifiantes et fantaisistes de George Cukor avec Judy Holiday, autant "Las Vegas 21" est un film velléitaire et informe.
Chronic'art #47 en kiosque - débriefing Kill The Dj au Cabaret Sauvage Challenge au Nouveau Casino Arlt. au Zèbre de Belleville