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Jason Lutes - Berlin, livre premier : La Cité de pierre | Dash Shaw - Virginia |
© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Ce "Virginia", toute première oeuvre de Dash Shaw, à qui l'on doit l'excellent "Bottomless belly button" paru en France l'an dernier, présente l'intérêt non négligeable de lever le voile sur les véritables ressources de l'auteur.
Dans la série des auteurs du Center for Cartoon Studies publiés en France actuellement, je demande Jason Lutes, représentant à lui seul de ce que la célèbre école de "graphic novel" du Vermont a produit de plus classique et auteur de "La Cité de pierre".
De passionnantes mouvances initiées par une poignée de francs-tireurs sous la ligne de flottaison médiatique révèlent un graphisme radical qui contamine peu à peu l'art contemporain. Etats des lieux et interview des responsables de "Nazi Knife".
"La Vie est belle malgré tout" avait déjà été publiée en français chez les Humanoïdes Associés il y a plus de dix ans, mais il aura fallu attendre le mois dernier pour que le titre de Seth trouve enfin un écrin à sa mesure.
On va dire que nous sommes insupportablement pétris de contradiction, et que, décidément, cet art du contre-pied n'est qu'une posture sans épaisseur ni contenu. Compte-rendu et palmarès du Festival d'Angoulême 2009, par notre envoyé spécial, Romain Brethes.
Blain appartient à cette génération d'auteurs qui dynamitent avec plus ou moins de bonheur les codes graphiques de la bande dessinée franco-belge, pour libérer le trait des subtilités de pinceau de la ligne claire. La preuve avec ce 3e volet de la série "Gus".
La présente édition du "Rayon U" se veut à l'ancienne, elle n'évite pourtant pas d'impardonnables fautes de goût qui viennent ternir le plaisir de sa redécouverte. Reste une oeuvre immanquable du génial créateur Edgar Pierre Jacobs.
720 pages pour raconter une réunion de famille : le programme a de quoi donner des sueurs froides même au lecteur le mieux disposé. Mais Dash Shaw, jeune auteur américain qui signe là, à 25 ans, sa première oeuvre d'importance, relève brillamment le défi.
Après le brillant "Blonde platine", avec "Loin d'être parfait", Adrian Tomine quitte enfin le récit court et embrasse l'espace et le temps pour développer les traumatismes de ses héros. Une leçon magistrale sur le désenchantement et sur la déchirure entre deux cultures.
Grâce à La Rivière empoisonnée, on a accès à toute une partie de la bande dessinée outre-Atlantique qui, loin de la vision d'une Amérique triomphante, met en scène le théâtre des sentiments humains avec une âpreté qui n'existe pratiquement pas en Europe.
Les éditions belges Champaka ont eu l'excellente idée de rééditer en cette fin d'année les oeuvres complètes d'Yves Chaland, génial précurseur dès les années 1970 de la BD postmoderne. Ici, l'excellent "Coeurs d'acier".
Du "Tricheur", on ne dira jamais assez de bien à propos de son esthétique soignée dans le moindre détail, de la maquette originale en passant par la rigueur de fer des agencements de page ; tout exprime l'obsession maniaque pour l'objet. Seul problème : il n'y a pas vraiment d'histoire...
A ceux qui pensaient que le couple symbole des 90's en bande dessinée n'avait plus rien à raconter, on ne saurait trop conseiller la lecture de ce "Boboland" de Dupuy et Berberian, oeuvre importante, si ce n'est charnière, dans la carrière des récents Grand Prix du Festival d'Angoulême.
Avec ce "New wanted", publié par les Editions Matières, glorieux kamikazes de la cause graphique, Laurent Cilluffo franchit une étape dans sa démarche radicale, un peu à la manière d'un Jochen Gerner avec "TNT en Amérique".
Comme tous les ans, Chronic'art se rend au Festival de la BD d'Angoulême pour faire le point sur le milieu de plus en plus gossip et juteux de la BD internationale. Lire nos posts des 24, 25 et 26-27 janvier.
Après la semi-réussite du projet "A l'ombre des tours mortes", qui ne parvint jamais à égaler la maîtrise provisoirement indépassable de "Maus", et en attendant "MetaMaus", réflexion sur l'oeuvre maîtresse d'une vie et peut-être d'un genre tout entier, voici "Breakdowns".
Retour sur une oeuvre-monde et monumentale d'Alan Moore et Dave Gibbons, qui s'offre une nouvelle et luxueuse édition pour fêter cet anniversaire. Une référence plus (post)moderne que jamais.
Pascal Brutal, le personnage de la série faussement futuriste de Riad Satouf, c'est l'homme brut, le vrai, dans toute sa splendeur : notre chroniqueuse lui fait carrément une déclaration d'amour.
Dans la bande dessinée sans parole de l'australien Shaun Tan, Prix du meilleur album 2008 au Festival d'Angoulême (relire nos comptes-rendus), le récit émeut grâce à un équilibre mystérieux entre imaginaire collectif façonné par l'Histoire de l'Art et capacité à saisir ce "je ne sais quoi" qui anime la chair des hommes et femmes tourmentés.
Signe de la bonne santé artistique du comics que ce "Spider-man : L'Empire", oeuvre crépusculaire, lointaine cousine du "Dark Knight returns" de Frank Miller.
Chronic'art #56 - Les zombies sont parmi nous, mais oui ! Worldwidefestival à Sète Fucked Up + 64 Dollar Question + Warsan Was Rawau Nouveau Casino Ich Bin tous des berliners à la Java