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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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On le sait trop peu parce qu'’ils ne sortent plus vraiment de disques, mais les Boredoms, cette expérience si singulière de dadaïsme primale et superdense dérivée vers un psychédélisme total et terminal ne se sont pas évaporés dans l'espace-temps, et ont le coeur qui bat très fort depuis quelques temps. La preuve avec "Super Roots 9" et "Live at Sunflancisco".
Adaptation du livre d'Emma Mclaughlin et Nicola Kraus, "Nanny journal d'une baby-sitter" (2002), best-seller écoulé à deux millions d'exemplaires. Avec Scarlett Johansson en nounou, c'est comment ?
On ne peut que se réjouir d'entendre à nouveau Mirabassi au niveau qu'il avait atteint dans ces précédents albums, "Terra furiosa" ayant par ailleurs toutes les qualités qui nous le rendent précieux et font les beaux disques.
A la faveur d'un doublon magique ("Anchorman" et "Ricky Bobby"), le Ferrell-movie est devenu à lui tout seul un nouveau standard, infiniment aimable, de la comédie US d'aujourd'hui. Quid de ce "Semi-pro" qui débarque, une première, dans les multiplexes ?
Dans cette nouvelle zèderies de niveau direct-to-video de Renny Harlin, Samuel Jackson est "nettoyeur". Non pas le Mister Wolf du "Pulp fiction" de Tarantino, mais plutôt sa version SARL et camionnette à logo...
Malgré quelques couacs scénaristiques et des baisses de rythme, "Bloodshot" s'inscrit sans peine dans la lignée des grands jeux proposant une expérience borderline, toujours sur le point de franchir les limites du supportable, mais sans jamais les dépasser.
"Ken, l'ère de Raoh" est le premier long-métrage d'une trilogie qui retrace les meilleurs passages de la série culte "Hokuto No Ken", en français "Ken le Survivant". Grâce au "Club Dorothée", tout le monde s'en souvient.
Moi, ça serait plutôt gravement l'inverse. Quand on dépasse les vingt degrés, j'ai le cerveau qui fond et juste assez d'énergie pour me faire refroidir du thé à l'hibiscus... "L'Ere de rien", c'est chaud grave.
Lutz Bassmann, aka Antoine Volodine, prolonge le dispositif post-exotique déjà en place : celui d'une littérature marginale, collective, cryptée, qui se déploie à travers de nombreux genres et se réclame de multiples auteurs, narrateurs et sur-narrateurs.
Sur le papier, "Jackpot" a tout pour exciter. Mais sur l'écran, hormis la prestation de Cameron Diaz, tout le reste est raté et manque cruellement d'imagination.
Premier film du comédien Stuart Townsend, qui reconstitue quatre jours de manifs à travers un film choral gentil. "Bataille à Seattle" est d'une platitude bornée, dépourvu de la moindre aspérité.
Avec ce "New wanted", publié par les Editions Matières, Laurent Cilluffo franchit une étape dans sa démarche radicale, un peu à la manière d'un Jochen Gerner avec "TNT en Amérique".
Juste un honnête savoir-faire technique. Pour le reste, pas une once de passion, rien que du remplissage, tout concourant à faire du film une gentille vitrine commerciale de l'animation teutonne.
A contre-courant de la plupart des films de campus, le film montre des adolescents qui ne veulent pas perdre leur virginité. Plutôt sobre et respectueux au départ, de plus en plus parodique et grotesque par la suite, hélas.
A la demande du Festival Pocket Films, Joseph Morder a réalisé son film avec un téléphone portable. Ce qu'il en ressort ? Une existence désertée, un monde vide, des hommes tristes, une vie de cité désenchantée...
Une sorte d'ode malade au "sandbox game". Plus accessible et concentré que l'épopée du clan Smith ("Killer7"), "No more heroes" n'en constitue pas moins une nouvelle réflexion puissante sur les codes du jeu vidéo.
"Wonderful town" est de ces films du Sud-Est asiatique qui, non contents de rafler des prix un peu partout, sont parvenus à déplacer le pôle d'attraction du cinéma asiatique des satellites chinois (Hong Kong, Taïwan) vers la région des tropicales maladies.
"Rise above" confirme le meilleur espoir du rock indé américain. Entre funk blanc, folk folle et afro magique, les Dirty Projectors de David Longstreth nous donnent des visions. Où est le futur ? Il passe par Paris cette semaine, en concert au Nouveau Casino.
- Salut / Salut... / Ça va ? / Mouais... / Quoi ? / Je ne sais pas... / Mais dis ! / Mais je ne sais pas quoi dire... / Bah dis comme ça vient ! / Pff, je ne te sens plus... / Ah, / Oui / Bon / J'en ai marre... pas nous, "L'Ere de rien", encore, allez.
Peu audacieux mais confortablement installé entre le pôle psy (le "Hulk" de Ang Lee) et celui de l'entertainment pur ("Les 4 fantastiques"). Avec un Robert Downey Jr qui poursuit sa "rehab" hollywoodienne avec une classe épatante.
"Chut", c'est le dernier mot prononcé par la mère du narrateur avant que la porte du cagibi ne se referme, le laissant seul à survivre, unique résidu d'une famille raflée en juillet 1942. C'est aussi un excellent roman de Raymond Federman.
Ce n'est pas faire injure à Bonitzer que de dire que ce brillant théoricien du cinéma a jusqu'à présent du mal à trouver "son" cinéma, une identité forte, un tempérament. La preuve, encore une fois, avec son dernier film.
Le premier film de Jan Bonny aborde un sujet peu commun au cinéma, la violence conjugale, et le renverse : c'est l'homme qui est battu, pas la femme. Sans voyeurisme, ni excès.
Un peu à part dans l'oeuvre de l'auteur, ces récits rédigés entre 1946 et 1955 sont l'occasion pour ce grand contempteur des conformismes intellectuels de toute une tradition allemande de revenir sur une période trop souvent mythifiée.
Le canadien aux origines écossaises, irlandaises et indiennes met toutes les cultures à l'honneur dans "Là-haut vers le nord", recueil de nouvelles passé un peu inaperçu.
Porté par ses dialogues aiguisés, son rythme suave et son art très sûr de la nuance douce amère, "Ciao Stefano" pourrait évoquer, le temps de quelques fulgurances, une sorte de revival nonchalant et revu à la sauce Woody Allen de l'âge d'or de la comédie italienne.
Par son usage absolument normalisé de la HD, par son souci d'épouser une temporalité urbaine en rupture complète avec les "films de calebasse", le film de Cheick Fantamady Camara agit comme un appel d'air.
Dix ans, quelques vieilles machines et un peu de poussière auront été nécessaires à Portishead pour livrer "Third". Bijou marécageux, le nouveau disque du trio anglais est déjà un des disques de l'année.
Je m'appelle François, mais les gens m'appellent Franck. Fondamentalement, personne ne m'a jamais forcé à porter ce surnom débile, mais vous savez, les surnoms, les diminutifs, les pseudonymes, tout ça, "L'Ere de rien".
Par ses longs plans-séquences rivés au quotidien désolé de la banlieue madrilène, "La Influencia" semble d'abord s'inscrire dans la lignée d'un cinéma d'auteur dont on n'est pas très fan en ces pages. Et pourtant...
Chronic'art #45 (mai 2008) en kiosque Arman Meliès au Divan du Monde TV Guests à La Flèche d'Or Tender Forever au Point Ephémère
[14.05.08]