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© Les Éditions Réticulaires, 1997-2007
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Comme une accalmie zen dans la discographie de Kevin Drumm, bloc de véhémence à la jonction entre le Black Metal et l'electronica bruitiste, cet "Imperial horizon" fait suite à lmperial distorsion, sorti un an plus tôt. Et après l'Enfer, ce deuxième volet offre une certaine version du Purgatoire...
Toujours dans le rouge, toujours à couteaux tirés, toujours maîtres de la discorde, comme sur ce "Always wrong", Wolf Eyes détient cette capacité à incarner dans le même élan la splendeur et la laideur absolue, le blasphème et la transcendance.
Fort d'un premier titre musical, innovant et généreux, "Maestro ! Jump in Music", Fabien Delpiano, directeur de Pastagames, revient avec nous, dans un entretien en deux parties, sur les aléas du développement vidéoludique chez les studios indés français et sur les problématiques logistiques et conceptuelles propres au jeu musical.
Dans cette coproduction anglo-espagnole (un transfuge scénariste de Dreamworks a néanmoins signé le pitch), rien de bien détestable, vraiment. Mais son allure de crapoussin dans un monde aussi aventureux que celui de l'image de synthèse révèle très vite son statut de baudruche.
C'est le laboratoire d'observation de la race humaine, moyenne, misérable ou merveilleuse. Toutes les espèces s'y croisent, de la pire ordure malodorante à la petite vertu en jupette à fleurs. Entrez ; c'est l'épisode #18, où le lecteur verra tout en double.
Le "Sherlock Holmes" de Ritchie se veut comme d'autres un reboot fidèle, un dépoussiérage en règle en même temps qu'un retour aux sources : exit donc la pipe, le deerstalker et la redingote. Exit surtout le rigorisme déductif popularisé par le cinéma.
On a jamais bien compris comment ni pourquoi le monde avait bien pu passer à côté de "Cue", le merveilleux album de 2007 du Berlinois Andrew Pekler. Le revoici aujourd'hui avec "Entanglements in an ortopedic sensorium" et il ne fait pas passer à côté de cette merveille...
"I love you Philip Morris" est une oeuvre extrêmement douloureuse, un film qui passe son temps dans les prisons et les hôpitaux et finit par dégager un parfum existentiel amer, une sensation de beau gâchis, à travers ces parcours prometteurs gâtés par quelques mauvaises décisions et la malchance.
Voilà un film d'époque comme le cinéma US n'en fera certainement plus en 2011. Et pour cause, Jim Sheridan surfe tellement sur l'actualité qu'en lieu et place d'un regard sur le vif, "Brothers" se voit comme un condensé de JT des six derniers mois.
"Lebanon" est un "survival" au sens le plus strict du terme, et son avancée déboussolée dans une nuit sans fonds vaut par la précision admirable de sa réalisation, qui évoque l'extraordinaire "Bête de guerre" de Kevin Reynolds. Au moins.
Entité audiovisuelle à nulle autre pareille, Ghost Box se fraie depuis quelques années un chemin à part dans le monde de la musique indépendante. Rencontre au sommet avec ses deux instigateurs, le musicien-sorcier Jim Jupp et le graphiste-démiurge Julian House.
Marc Dugain, auteur entre autres de "La Chambre des officiers" et amoureux d'une littérature "poids des mots, choc des photos" fait aujourd'hui ses premiers pas avec la casquette de metteur en scène en adaptant une partie de son propre roman, "Une Exécution ordinaire". Etait-ce bien utile ?
Comme tous les ans, Romain Brethes et Stéphane Beaujean de la Chro team BD nous propose un live-report from Angoulême (lire Jour 1, Jour 2 et Jour 3 - Palmarès), 37e édition de la Mecque de la bande dessinée (du 28 au 31 janvier 2010), présidée cette année par Blutch (lire notre entretien-fleuve).
Le prix à payer pour Nintendo qui a si régulièrement tutoyé le mythe, c'est l'impossibilité de totalement satisfaire son public. Preuve en est avec "Spirit tracks" qui tient autant de la source d'émerveillement naïf que de l'oeuvre décadente inassumée.
Ellroy est de retour, et on le sent passer : presse, radio, télé, le "Dog" est partout, le Dog fait son show, et la France en est dingue. Résultat : meilleur vente de livres dès la semaine de sa sortie. Exemplaires vendus à ce jour : autour de 100 000. Du délire. Et sinon, en vrai, ça vaut quoi "Underworld USA" ?
Apprécier un Pedro Costa tient de l'acte de foi. On le savait déjà, son cinéma n'est pas une fille facile, sa monumentalité ascétique peut rebuter jusqu'aux plus courageux, mais sa clé, son pacte secret, nous échappait par trop encore. "Ne change rien" nous tend le trousseau : il n'y est question que d'effort...
Vous ne le connaissez peut-être pas, mais il est celui qui évolutionne la BD, sans bruit et sans complaisance. Mais Blutch, Président du Festival d'Angoulême qui s'est ouvert hier, est aussi un homme de mots, et les siens sont d'autant plus précieux qu'ils sont rares. Entretien exclusif avec un artiste qui est une légitimation incarnée du 9e Art.
On se croirait dans "Des Chiffres et des lettres" : six lettres, pas mieux, o-c-é-a-n-s. Un titre global, d'immensités et d'abysses, qui en dit long sur l'ambition du projet : montrer les choses en grand...
Trois ans après l'énorme "The Host", difficile d'imaginer ce que pouvait nous mijoter Bong Joon-ho. Propulsé au sommet du cinéma coréen avec le thriller "Memories Of Murder" (2004), le wonderboy a atteint de tels sommets avec sa folle histoire de monstre à tentacules surgi du fleuve Han que toutes les hypothèses semblaient ouvertes.
Articulé autour d'un exercice de style périlleux, poussant à l'excès ses effets de répétition, "The Rebirth" du japonais Masahiro Kobayashi, c’est un peu la description de la journée type de deux écorchés vifs.
Le label Rush Hour travaille dur pour notre bonheur en donnant suite aux "Chronicles" remarquables de Kenny Larkin et à l'anthologie "Harmonie park" de Rick Wade, assemblant le butin amassé après des fouilles prolongées dans les coffres du héros le moins connu de la première génération techno de Detroit, Anthony "Shake" Shakir.
Champs du cygne pour Pandemic Studios, "The Saboteur" tente de concilier l'intuition esthétique d'un Paris occupé par un noir et blanc expressionniste, la fiction d'aventure pulp et le "GTA"-like. Au risque de se faire sauter avec ses propres explosifs ?
Sans doute un des jeux d'aventure les mieux produits du moment, "Runaway : Twist of fate" n'en demeure pas moins trop sage, bien propre sur lui et respecte à la lettre les commandements du "point'n'click" à papa. Voyage au bout de l'ennui.
C'est le laboratoire d'observation de la race humaine, moyenne, misérable ou merveilleuse. Toutes les espèces s'y croisent, de la pire ordure malodorante à la petite vertu en jupette à fleurs. Entrez ; c'est l'épisode #18, où le lecteur verra tout en double.
Marc Lawrence est un cinéaste merveilleux, et "L'Amour sans préavis" ou "Le Come-back" figurent parmis les sommets de la comédie romantique de ces dernières années. "Où sont passés les Morgan ?" le confirme, tout en baissant d'un cran.
Après l'assez creux "Burn after reading", on n'espérait plus grand chose des frères Coen. Oui mais voilà, avec eux il est souvent difficile de s'aventurer au petit jeu des pronostics, certains films venant soudainement changer la donne et réévaluer ce qu'on estimait plié. C'est le cas d'"A Serious man"...
"Complices" se vend comme thriller social de la banlieue lyonnaise plombée par la grisaille, siège d'une traite des blancs paumés pour notables friqués. Heureusement, la tentation de la marge extrait rapidement le film d'un carcan trop directif.
"Wikipédia"-film comme le cinéma français en raffole - merci "La Môme" -, "Gainsbourg vie héroïque" condense à peu près tous les travers du mauvais biopic. En premier lieu le scénario, CV déroulé façon "il était une fois"...
Le premier long-métrage de Kiarostami depuis "Five" devait logiquement constituer un événement, d'autant plus qu'il poursuit dans la veine "dispositif" des précédents, a priori celle qu'on lui préfère. D'où vient alors le fait que "Shirin" nous inspire une certaine indifférence ?
Le label allemand Raster-Noton a étrangement tiré son épingle du jeu de la grande déconfiture "clicks'n'cuts" de la deuxième moitié des années 2000. Aujourd'hui, le label s'est doucement endurci, et c'est avec la série de maxis UNUN que les DA de Raster nous surprennent le plus.
Dans cette "Terre de la folie" qui est à la fois un autoportrait, un essai de psycho-géographie et un documentaire sensationnaliste à la manière de Jacopetti, Luc Moullet ne s'est jamais, ni à ce point enfoui, ni à ce point livré.
Pionnier des boucles et des samples, inventeur de la "pop humoristique", l'"incredibly strange" Jean-Jacques Perrey revient à nos oreilles à l'occasion de la sortie d'un film qui lui est consacré. Retour vers le futur, quand celui-ci était encore plastique, électronique, thérapeutique. Magnifique.
Sous ses airs de "West side story" remis à la page par une syncope über alles clipesque, "Wholetrain", premier film allemand de Florian Gaag qui arrive tard dans les salles françaises, aurait pu n'être qu'une assimilation sans âme...
On aimerait la patte d'un Chabrol ou le tranchant de Buñuel pour déchirer le voile des illusions bourgeoises, mais c'est Alfred Lot qui réalise ce film. On finit même, petit jeu distrait, par débusquer les placements de produits, ici Danone et ses petits Lu, là Dalloyau, c'est dire...
Actualisation technologique et ludique des fantasmes RPG les plus complets des années 90 et pourvu d'une qualité d'écriture des personnages qui tutoie la modernité des séries TV US, "Dragon age : Origins" est une des propositions ludiques les plus fortes de ces douzes derniers mois. Rien de moins.
Après "Gran torino", qu'on aimait sans retenue, "Invictus", où l'on voit Mandela qui, fraîchement élu, cherche dans une coupe du monde de rugby matière symbolique à réconcilier l'Afrique du Sud, se présente à nous sous un jour moins évident ; on en sort, il faut bien le dire, partagé.
Le nouveau film de Jaco Van Dormael, loin de la sensiblerie triso du "Huitième jour", est d'abord une oeuvre mathématique. Construit en abscisses et en ordonnées, il livre sa théorie du Chaos...
Difficile de définir en quelques lignes à quoi ressemble l'oeuvre d'un cinéaste comme Allan Dwan, quand celui-ci a plus de 400 films à son actif, qui a commencé dans le muet, filmé les grandes stars d'alors (Gloria Swanson, Douglas Fairbanks) et dont on voit, avec ce coffret, la queue de comète...
Plus de trente ans après sa disparition, Tribe renaît, sous l'égide amicale de Carl Craig. Histoire de ce groupe-label-mouvement social né à Detroit quelques années après les grandes émeutes de 1967...
C'est le laboratoire d'observation de la race humaine, moyenne, misérable ou merveilleuse. Toutes les espèces s'y croisent, de la pire ordure malodorante à la petite vertu en jupette à fleurs. Entrez ; c'est l'épisode #17, avec une avocate qui mouille sa culotte.
Non content de décalaminer le péplum, le nouvel Amenabar se veut à la fois destin de femme, manifeste quasi athéiste, plaidoyer féministe..., sans que jamais rien ne soit en creux, mais toujours attaqué de front. Et avec tous les tics dialectiques de l'étudiant en Deug d'Histoire.
Suite directe de "King's bounty : The Legend, Armored princess" n'apporte que quelques minimes retouches à la formule pavlovienne du "stoner-RPG". C'est amplement suffisant pour transformer le joueur en rat de laboratoire.
"Nocturnes pour le roi de Rome" sort finalement, un peu plus de trois ans après sa présentation à la Semaine de la Critique à Cannes, et tandis que "Je ne suis pas morte", le dernier film, admirable, de Fitoussi, cherche encore le chemin des salles...
Drew Barrymore n'est certes pas Tarantino ni Hawks, mais sa science du dialogue l'autorise à ciseler ses personnages, notamment secondaires, pour dépasser la galerie de "beautiful freaks" attendues et donner un sacré coup de fouet dans le landerneau moribond de la comédie indépendante US.
Chronic'art #62 - Les geeks vus par Douglas Coupland Surnatural Orchestra au Studio de l'Ermitage This Is What You Want... This Is What You Get au Truskel Anne Paceo "Triphase" + Guillaume Saint-James Sextet "Jazzarium" à Pantin
[09.02.10]